✈️ Montréal, le début de notre aventure italienne. Parce qu’en 2025, l’aéroport d’Ottawa est encore en phase de projet.
Quand on pense au début des vacances, on imagine des sourires, des valises soigneusement préparées et une playlist parfaite pour le voyage. Pour nous, le début a été un peu différent : un soupir profond et des nerfs à fleur de peau sur l’autoroute, tandis qu’on se faufilait entre les camions et les nids-de-poule en direction de… Montréal. Pourquoi ? Parce qu’en 2025, l’aéroport international d’Ottawa semble encore ignorer l’existence de l’Europe. Ainsi, si vous voulez un vol direct pour Rome, vous devez dire au revoir à la capitale canadienne et rouler 250 km jusqu’à nos voisins mieux connectés.
On a pris la route avec enthousiasme (et beaucoup de café), nous avons traversé les collines de Gatineau et avons coché toutes les questions classiques avant le départ : « A-t-on pris les passeports ? », « Tu as chargé ton téléphone ? », « A-t-on tout vérifié ? ». Heureusement, ma sœur qui habite à Montréal nous a évité un mois de parking coûteux à l’aéroport : nous avons laissé la voiture devant chez elle et sommes partis vers le terminal, le cœur léger et les bagages lourds.
🛫 L’aéroport de Montréal : un petit test de patience
Une fois arrivés à l’aéroport, nous nous sommes retrouvés au milieu d’un épisode en direct d’une émission de téléréalité imaginaire : « Qui tiendra le plus longtemps dans la file d’attente sans céder ? » Des files d’attente partout, des gens qui couraient dans tous les sens, des annonces au haut-parleur et une confusion générale organisée — tout le monde semblait occupé, mais personne ne semblait savoir exactement quoi faire.
L’enregistrement ? Une épreuve de patience. Le contrôle de sécurité ? On a encore eu chaud lorsque l’on est arrivé au contrôle des bagages, car on avait peur qu’on nous dise qu’ils étaient trop lourds. J’ai beau essayer de réduire la quantité de choses que l’on emporte pour quatre semaines, ça me semble inconcevable de pouvoir me débrouiller avec seulement quelques vêtements de rechange pour autant de jours.
🪑 Les places dans l’avion : une mission (presque) impossible
Après toute cette agitation, nous avons finalement eu trois places côte à côte dans l’avion – une petite victoire qui mérite d’être célébrée avec les biscuits secs servis à bord. Moi ? Je me suis retrouvée, bien sûr, au milieu, entre Anna et Georges. Parce que, eh bien… je suis en quelque sorte un amortisseur entre ces deux-là. Une sorte de soutien émotionnel, munie d’une ceinture bien serrée et d’un sourire rassurant.

Le hic, c’est que j’ai des problèmes de circulation sanguine dans les jambes, et les longs vols ne sont pas vraiment recommandés. Alors, après avoir supporté autant que possible la position de sardine, j’ai demandé à mes compagnons de me laisser un peu d’espace et j’ai fait quelques pas dans le couloir, essayant de convaincre mon corps que tout était sous contrôle. Cela m’a un peu aidée, mais pas assez pour me faire oublier à quel point je voulais arriver à destination. 7,5 heures de torture…

Et oui, j’avais hâte de pouvoir boire de l’eau tranquillement, sans craindre de m’évanouir devant la porte des toilettes, suffoquée par les odeurs pestilentielles qui flottaient dans l’air raréfié de la cabine. Qui a dit que prendre l’avion était glamour? Il n’a sûrement jamais voyagé en classe économique.
🍽️ Le menu à bord : entre courage et survie
Si vous pensez que la nourriture dans les avions est « mangeable », c’est que vous n’avez jamais voyagé avec Air Canada. Ce qu’on nous a servi à bord était indigne de ce nom – exécrable est le mot le plus gentil que je puisse utiliser sans censurer mon blog. Une triste combinaison de pâtes fades et un dessert qui semblait fait de carton et qui donnait l’impression d’être une sorte de pudding.
Georges, en pleine tentative de sauver la situation, a eu une idée « géniale » : il nous a tous identifiés comme juifs et a demandé des menus casher. Il faut dire que l’option casher était un peu plus mangeable que le menu standard, probablement parce qu’elle était emballée séparément et semblait avoir été manipulée par moins de gens. Mais elle était tout de même exécrable.
🧘♀️ Quand il n’y en a plus, il y en a encore (dans l’avion)
Finalement, on a accepté notre sort. On est restés figés sur nos sièges étroits, les genoux contre la poitrine, en espérant que le temps passerait plus vite si on ne regardait pas l’heure. Je déteste prendre l’avion. La foule, la proximité excessive d’autres âmes aussi tourmentées que nous, les pleurs des bébés fatigués et l’atmosphère étouffante, presque irrespirable, me font compter les minutes jusqu’à l’atterrissage comme je compterais les gouttes de pluie après une journée caniculaire. Toute cette expérience me rappelle la chanson Alors on danse de Stromae. Ça décrit parfaitement la situation.
Mais après tout, tout ça pour Rome, n’est-ce pas ? Et pour les gelato. 🍦 Beaucoup de gelato. 🍦
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