À la découverte de Turin: de la Sacra di San Michele au Parc du Valentino

Depuis deux jours, nous sommes à Turin, l’une des plus grandes villes d’Italie, réputée pour la dolce vita, mais dans une version un peu plus sobre et plus aristocratique. Ancienne première capitale de l’Italie, la ville est aujourd’hui un centre culturel et économique majeur du pays.

Turin (Torino), panorama depuis le clocher de la cathédrale

Après la Seconde Guerre mondiale, Turin a été rapidement reconstruite, et l’industrie automobile est devenue le moteur de sa relance économique. Ici, histoire et vie moderne se rencontrent à chaque pas—dans les bâtiments classiques ou dans les espaces contemporains—offrant sans cesse des lieux fascinants à explorer.

Piazza Castello
Giardini Reali – Jardin royal à Turin, vue arrière du Palazzo Reale

Je reviendrai plus tard sur le centre historique, mais pour commencer, je vais raconter notre visite d’hier à la Sacra di San Michele, un lieu de culte perché au sommet d’une montagne. Ensuite, nous nous sommes promenés dans le Parco del Valentino, une oasis de tranquillité et de beauté, et nous nous sommes arrêtés au Caffè Al Bicerin, un café accueillant où nous avons savouré une boisson chaude et parfumée.

🏰 La forteresse de l’archange : histoire du Sacro di San Michele

Perchée à près de 1 000 mètres au-dessus de la Val de Suse, cette ancienne abbaye est bien plus qu’un site religieux. C’est un monument mythique, mystérieux et témoin du savoir-faire médiéval, sculpté dans la roche même de la montagne.

Ainsi, dès l’aube, nous sommes partis pour ce monastère pittoresque, situé à une bonne demi-heure de Turin, donc le trajet n’a pas été long. Le véritable plaisir a commencé quand nous avons atteint le pied de la montagne et emprunté les lacets jusqu’à presque l’entrée.

Poussés par notre esprit d’économie, nous n’avons pas voulu payer les 15 € du parking près de l’entrée et avons laissé la voiture environ 2,5 km plus bas. Grosse erreur : nous avons grimpé à pic, à travers la forêt et par-dessus les rochers, en sandales—comme des touristes prêts à toute éventualité…

Nous avons laissé la voiture ici, et là-haut se trouve le monastère. Le parcours en forêt emprunte le sentier de droite, qui commence couvert de gravier mais devient vite un chemin de montagne entre arbres et rochers. Sur place, nous avons découvert qu’autrefois les moines montaient ici à dos d’âne — alors que nous, pleins d’entrain, n’avons gravi la côte qu’à la force de nos jambes. 🫣

Après presque 40 minutes de bourdonnement de mouches, de libellules et d’abeilles—en sueur et haletant après la montée raide à travers la forêt—nous avons enfin atteint la base du monastère.

Mais le chemin n’était pas encore terminé : une série de marches abruptes et en spirale nous attendait, éprouvant votre force et vous faisant douter de votre envie future de gravir à nouveau une montagne.

Je suppose que l’idée est qu’au moment où vous atteignez enfin le sommet, vous tombez à genoux et vous exclamez avec reconnaissance : « Seigneur, aide-moi—j’ai surmonté l’épreuve ! »

Le Scalone dei Morti est l’immense escalier intérieur de l’abbaye de la Sacra di San Michele, composé de 243 marches qui montent de l’entrée principale, passent devant le Portail du Zodiaque et débouchent dans l’église abbatiale. Jusqu’en 1936, ses niches latérales abritaient les squelettes des moines décédés—d’où le nom « Escalier des Morts »—et l’ensemble de la structure en pierre et en roche symbolise le voyage de l’âme, de la vie terrestre à la purification vers le royaume divin.
Voilà à quoi cela aurait ressemblé à l’origine.

Et nous voici enfin sur les lieux.

Voilà l’intérieur : je m’attendais à voir une procession de moines émaciés, presque morts de faim, chantant en chœur ; mais le monastère est désert, et le seul murmure est l’enregistrement du chœur résonnant dans le silence alentour.
Les montagnes au loin

🧭 Un lieu de pèlerinage et une forteresse

Fondée entre 983 et 987 par Hugh de Montboissier, un noble français en quête de rédemption, l’abbaye est devenue une halte importante sur la Via Francigena, la route de pèlerinage reliant Canterbury à Rome. Au fil des siècles, elle a servi à la fois de phare spirituel et de bastion défensif, accueillant dans ses murs tant des moines que des guerriers.

L’histoire commence vers 983, lorsque San Giovanni Vincenzo, un ermite et disciple de Saint Romuald, cherchait un endroit isolé pour mener une vie de prière. Inspiré par les traditions érémitiques des moines égyptiens et irlandais, il recherchait un « désert », un espace sacré et isolé pour se retirer du monde.

Selon la légende, l’archange Saint Michel lui serait alors apparu en vision et lui aurait demandé de construire un monastère au sommet du Mont Pirchiriano. Mais ce n’est pas tout: l’archange l’aurait également aidé à transporter les matériaux de construction jusqu’au sommet, un véritable coup de main divin qui confère au site son caractère sacré.

Ce récit miraculeux place la Sacra sur la «Ligne sacrée de saint Michel», une chaîne mystique de sept monastères s’étendant de Skellig Michael en Irlande au Monte Gargano dans le sud de l’Italie, puis jusqu’au mont Carmel en Israël. La Sacra est le cœur spirituel de cette ligne céleste, que certains interprètent comme l’épée de l’archange frappant la Terre. La Ligne sacrée de saint Michel symbolise le coup porté par l’archange pour précipiter le diable en enfer.

Elle rappelle aux croyants l’appel à la droiture, les invitant à suivre le chemin juste et lumineux.

L’explication ci-dessus en italien.

🧘 Un désert dans le ciel

San Giovanni Vincenzo, lepère fondateur de la Sacra, a été profondément inspiré par les enseignements de Saint Romuald, un réformateur de la vie monastique en Italie. Romuald encourageait une vie de solitude, de silence et de contemplation, des idéaux qui ont façonné l’identité de la Sacra, qui est bien plus qu’un monastère, mais une véritable forteresse spirituelle.

L’un des enseignements les plus célèbres de saint Romuald résume parfaitement cette idée:

« Assieds-toi dans ta cellule comme au paradis. Mets le monde entier derrière toi et oublie-le. Observe tes pensées comme un bon pêcheur guette les poissons. Le chemin que tu dois suivre se trouve dans les Psaumes — ne t’en écarte jamais. »
— Saint Romuald

Cette citation n’était pas seulement poétique, elle était aussi pratique. Elle guidait les moines à considérer leur solitude non pas comme un isolement, mais comme une porte d’accès à la présence divine. Le Sacra, perché au-dessus du monde, devint l’endroit idéal pour vivre cette vision.

🏛️ L’architecture : Une symphonie dans la pierre

L’architecture de la Sacra est un mélange étonnant entre la robustesse de l’architecture romane, la grâce de l’architecture gothique et la roche naturelle. Les parties les plus anciennes de l’abbaye se distinguent par leurs épais murs de pierre, leurs arcades semi-circulaires et leurs petites fenêtres, autant d’éléments caractéristiques de l’architecture romane. L’abside de l’église principale est alignée avec le lever du soleil le 29 septembre, jour de la fête de la Saint Michel.

L’une des caractéristiques les mieux reconnaissables est le Portale dello Zodiaco (portail du zodiaque), sculpté au XIIe siècle par Maître Nicolao. Il est orné des douze signes du zodiaque et de motifs célestes, qui symbolisent l’harmonie entre le ciel et la terre.

En montant le Scalone dei Morti, « l’escalier des morts », on longe une imposante colonne qui soutient l’église perchée au-dessus, tandis que des falaises abruptes semblent s’élever depuis la cage d’escalier. Jusqu’aux années 1930, ce passage était bordé de squelettes de moines, un spectacle troublant qui lui a valu son nom évocateur.

La Tour de la Belle Alda : Le mur d’enceinte des ruines se termine par une tour dominant la falaise de la montagne. Elle porte le nom de Tour de la Belle Alda, d’après la légende suivante. On raconte qu’Alda, une jeune paysanne, était venue à la Sacra pour prier en faveur de la fin de la guerre. Lorsqu’elle fut prise en embuscade par des soldats ennemis, elle se réfugia au sommet de la tour et, n’ayant plus d’autre issue, se jeta dans le vide en invoquant l’aide de saint Michel et de la Vierge Marie. Elle tomba indemne au pied de la falaise et survécut miraculeusement.
Encouragée par sa bonne fortune, Alda—poussée par sa vanité et son désir de profit—proposa de répéter son saut pour les villageois incrédules. Cette fois, toutefois, elle ne fut pas aussi chanceuse et mourut à l’endroit même où elle avait autrefois été sauvée miraculeusement.

Au-dessus de l’abside, la Loggia dei Viretti, une arcade romane, encadre une vue panoramique sur les Alpes. Plus tard, on ajouta des arcs gothiques et des créneaux, dont un merlon de style gibelin ajouté par erreur lors des restaurations du XIXe siècle (une erreur architecturale amusante, puisque l’abbaye était alignée avec les Guelfes !).

👑 Visiteurs célèbres et répercussions culturelles

  • Le roi Charles Albert de Savoie fut tellement impressionné par la Sacra qu’il ordonna sa restauration dans les années 1830 et la désigna comme mausolée royal. Aujourd’hui, 24 membres de la maison de Savoie reposent ici.
  • Umberto Eco, auteur du Nom de la rose, se serait inspiré de la silhouette énigmatique et des couloirs labyrinthiques de la Sacra.
  • Depuis plus d’un millénaire, pèlerins et mystiques affluent ici, attirés par son énergie spirituelle et son emplacement spectaculaire.

🚗 Comment s’y rendre:

  • En voiture : Le moyen le plus pratique est de partir de Turin (environ 45 minutes). Il y a un parking près de l’abbaye.
  • En train + randonnée : Prenez un train jusqu’à Sant’Ambrogio di Torino, puis empruntez le sentier Via dei Pellegrini (environ 2 heures de montée). Le chemin est raide, mais pittoresque et gratifiant.
  • Visite guidée : certains opérateurs locaux proposent des excursions guidées d’une journée au départ de Turin, qui peuvent inclure le transport et des explications historiques.

🕰️ Horaires d’ouverture et billets

  • Horaires d’ouverture : généralement ouvert tous les jours de 9h30 à 17h30, et plus tard le dimanche (vers 11h). Vérifiez toujours le site officiel avant de vous y rendre.
  • Billets: l’entrée coûte généralement 8 € pour les adultes, avec des réductions pour les étudiants, les seniors et les familles. Des visites guidées sont disponibles et fortement recommandées.

👟 À emporter

  • Chaussures confortables : il y a beaucoup d’escaliers, de pavés et de sentiers accidentés.
  • Eau et collations : surtout si vous faites une randonnée. Il y a un petit café près de l’entrée, mais le choix est limité.
  • Vêtements chauds : le temps peut changer rapidement en altitude et l’intérieur de l’abbaye est frais même en été.

📸 Conseils pour prendre de belles photos

  • Le moment idéal : rendez-vous tôt le matin ou en fin d’après-midi pour profiter d’une lumière optimale et éviter la foule.
  • Les meilleurs points de vue : ne manquez pas la Loggia dei Viretti pour prendre des photos panoramiques de la Val de Suse.
  • Respecter le silence: les photos sont autorisées, mais le flash et les conversations bruyantes sont déconseillés à l’intérieur de l’église.

🧘‍♀️ Petit conseil bonus : imprégnez-vous du silence

Prenez le temps de vous asseoir quelques instants dans l’église principale ou sur l’un des bancs en pierre donnant sur la vallée. Le silence, seulement rompu par le vent et le son lointain des cloches, fait partie de la magie de cet endroit.

🌳 Parco del Valentino: havre de paix bordant le Fleuve Pô, avec ses jardins royaux et ses ruines médiévales

Après avoir atteint les sommets spirituels de la Sacra di San Michele, nous sommes descendus au cœur de Turin pour découvrir une autre merveille : le Parco del Valentino, le parc le plus apprécié de la ville. Niché le long des rives du fleuve Pô, ce parc est un lieu où l’histoire, la nature et l’imagination se marient en parfaite harmonie.

Bien avant que le Parco del Valentino ne devienne le parc préféré des Turinois, il faisait partie d’un grand projet royal. Le joyau du parc, le Castello del Valentino, fut acquis en 1564 par Emmanuel Philibert, duc de Savoie, qui joua un rôle déterminant dans le transfert de l’ancienne capitale du duché de Chambéry à Turin. Son acquisition marque le début de la transformation de la région, qui devient alors un lieu de villégiature privilégié de la noblesse.

Mais c’est Christine de France, épouse de Victor-Amédée Ier, duc de Savoie, qui a vraiment laissé son empreinte au XVIIe siècle. Elle a réimaginé le château pour en faire une somptueuse résidence au bord du fleuve, avec d’élégants jardins à la française qui rappelaient son héritage royal. Sous son influence, le domaine est devenu un symbole de raffinement et de puissance.

Au milieu du XIXe siècle, les terrains entourant le château furent ouverts au public et, en 1856, le Parco del Valentino devint officiellement le premier parc public d’Italie. Ce qui était à l’origine un jardin royal s’est transformé en un espace populaire ouvert à tous, où l’histoire, la nature et les loisirs cohabitent aujourd’hui à l’ombre d’arbres centenaires.

En 1884, le parc a accueilli l’Exposition internationale de Turin, un grand événement qui a mis en valeur les réalisations industrielles et artistiques de l’Italie. Bon nombre des éléments les plus emblématiques du parc, tels que le Borgo Medievale et la Fontaine des Douze Mois, ont été créés pour cette occasion et sont encore parfaitement préservés aujourd’hui.

🌟 À voir dans le parc

🏰 Castello del Valentino

Ancienne résidence royale du XVIe siècle, cet élégant château fait aujourd’hui partie de l’Institut polytechnique de Turin et est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Son architecture de style français et son emplacement au bord du fleuve en font un monument remarquable.

🏘️ Borgo Medievale

Réplique grandeur nature d’un village piémontais du XIIIe siècle, avec ses ateliers d’artisans, son pont-levis et son château. Construit pour l’Exposition universelle de 1884, ce site insolite offre une expérience immersive qui donne l’impression d’entrer dans un conte de fées.

⛲ Fontana dei Dodici Mesi (Fontaine des douze mois)

Installée en 1898, cette fontaine ornée de statues représentant les douze mois de l’année est entourée de figures allégoriques des fleuves de Turin. C’est un lieu très prisé pour prendre des photos et un symbole du lien entre la ville, la nature et le temps.

🌿 Giardino Roccioso (Jardin rocheux)

Inspiré des jardins paysagers anglais, ce coin paisible du parc est rempli de plantes exotiques, de sculptures et de petits sentiers sinueux, parfaits pour une promenade romantique ou une pause détente.

🌺 Jardin botanique

Il abrite plus de 4 000 espèces de plantes et d’herbes médicinales, ainsi qu’une serre et une orangerie. À ne pas manquer pour les amateurs de plantes et les passionnés de nature.

🎨 Art et culture

Le parc est jalonné de sculptures, de fontaines et même d’une salle d’exposition, le Torino Esposizioni, qui accueil tout au long de l’année des événements culturels et des foires.

🧺 Conseils utiles pour visiter le Parco del Valentino

  • Meilleure période : le printemps et le début de l’automne sont les périodes les plus agréables, lorsque les couleurs sont les plus vives et le temps le plus clément.
  • Comment s’y rendre : facilement accessible en tramway, en bus ou à pied depuis le centre-ville, qui offre un itinéraire pittoresque.
  • À emporter : une couverture de pique-nique, des collations et un appareil photo, car l’endroit vous donnera envie de vous attarder.
  • À ne pas manquer : nourrir les écureuils apprivoisés (prévoyez des noix !) et admirer le coucher de soleil au bord du fleuve.
  • Visites guidées : renseignez-vous sur les visites guidées du Castello del Valentino et des jardins botaniques, en particulier pendant le week-end.

☕ Caffè Al Bicerin : l’une des plus délicieuses traditions de Turin

Après une longue promenade dans les allées ombragées et les coins pittoresques du Parco del Valentino, nous étions prêts pour une pause gourmande d’un autre genre, à base de chocolat, de café et de crème. Nous nous sommes donc rendus dans le cœur historique de Turin, où nous attendait un petit café très réputé : le Caffè Al Bicerin.

🍫 Qu’est-ce que le Bicerin ?

Le bicerin (prononcé bee-cheh-REEN) est une boisson composée de trois couches: un espresso corsé, un chocolat chaud onctueux et une crème froide délicatement déposée sur le dessus. Servi dans un petit verre sans anse, cette boisson n’est pas mélangée, afin que chaque gorgée révèle une saveur et une texture uniques. Riche, velouté et réconfortant, le bicerin est très apprécié après une longue journée de marche.

Cette boisson est issue d’une recette du XVIIIe siècle appelée « bavareisa » et est rapidement devenue la boisson préférée des habitants, des pèlerins et même des politiciens. Camillo Benso di Cavour, l’un des pères fondateurs de l’Italie, était un habitué de cet endroit.

🕰️ Un café qui a une histoire

Le Caffè Al Bicerin a traversé les révolutions, les guerres mondiales et les évolutions du goût, sans jamais perdre son charme. Aujourd’hui encore, il reste un lieu très apprécié et un témoin vivant de l’histoire de Turin. Situé à deux pas du Santuario della Consolata, il est devenu un pointde rencontre prisé des fidèles après la messe, et son charme discret a attiré écrivains, artistes et philosophes au fil des siècles.

Aujourd’hui, il est toujours géré par la même famille et reste farouchement attaché à la tradition. Vous n’y trouverez ni Wi-Fi ni décoration moderne, mais seulement le tintement discret des cuillères, le murmure des conversations et la chaleur réconfortante d’une boisson qui n’a pas changé depuis plus de 250 ans.

🧭 Conseils utiles:

  • Adresse : Piazza della Consolata 5, Turin.
  • Horaires : généralement ouvert de 8h30 à 19h30, fermé le mercredi.
  • À commander: le classique bicerin, bien sûr, mais aussi le gâteau aux noisettes ou le zabaione si vous avez envie d’essayer quelque chose de nouveau.
  • Quand y aller : les matins sont plus calmes ; les après-midis peuvent être très fréquentés, surtout le week-end.
  • Conseil d’initié : installez-vous près de la fenêtre pour profiter de la vue sur la place et le sanctuaire, c’est l’endroit idéal pour observer les passants.

🌇 Conclusion: une journée pleine d’émotions, de balades et de dégustations

Alors que le soleil se couchait derrière les Alpes et que les lumières de la ville commençaient à scintiller, nous nous sommes retrouvés à réfléchir à cette journée qui nous avait donné l’impression d’un voyage dans le temps et en nous-mêmes.

Du silence sacré de la Sacra di San Michele, où légendes et pierres s’entremêlent, à l’élégance paisible du Parco del Valentino, où l’histoire reflète le fleuve, en passant par le confort douillet duCaffè Al Bicerin, où des siècles de tradition se retrouvent dans un simple verre, chaque arrêt nous a offert une saveur différente de la riche histoire de Turin.

Ce fut une journée de contrastes : hauteurs et calme, jardins et fontaines, espresso et chocolat. Mais plus que tout, ce fut une journée qui nous a rappelé pourquoi nous voyageons : pas seulement pour voir de nouveaux endroits, mais pour les ressentir, les goûter et emporter leurs histoires avec nous.

Turin, tu as officiellement conquis nos cœurs.


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