Monaco et Annecy

En quittant Saint‑Tropez pour la Suisse hier, je me suis rendue compte que je n’avais même pas eu le temps de raconter notre courte visite à Monaco. L’un des jours passés à Saint‑Tropez, nous sommes tous montés dans la voiture et avons roulé comme des fous presque toute la journée, aller‑retour, juste pour voir le petit principauté. Monaco, d’ailleurs, est un État complètement indépendant, collé à la Côte d’Azur mais sans aucun lien administratif avec la France.

Et comme l’endroit est si petit qu’on a l’impression qu’un simple éternuement suffit pour traverser la frontière, voici quelques faits intéressants : il ne fait que 2 km², près de 40 % des habitants sont millionnaires, il n’y a pas d’impôt sur le revenu, et le circuit de Formule 1 passe littéralement sur les rues où tu marches en tant que touriste. La famille Grimaldi dirige le principauté depuis plus de 700 ans, le port est rempli de yachts qui coûtent autant qu’un village entier en Provence, et la police est tellement présente que tu te sens dans l’endroit le plus sûr de la planète.

Entre Saint‑Tropez et Monaco, il y a environ 130–140 km, mais ne te laisse pas tromper par les chiffres : en théorie, tu fais 2 h 30 – 3 h 30, mais en pratique — surtout en été — le trafic de la Côte d’Azur peut transformer tout ça en excursion de 4–5 bonnes heures. Ce qui nous est arrivé, évidemment. Je ne comprends toujours pas comment les Européens réussissent à transformer de petites distances en épopées routières. Les routes sont plutôt correctes, juste un peu étroites, pleines de virages serrés qui mettent tes freins et tes nerfs à l’épreuve. Et bien sûr, il y a toujours un conducteur qui prend les virages comme s’il était en rallye — mais pour les locaux, ça semble être la routine quotidienne.

Revenons à Monaco : oui, c’est beau. Petit et cher, comme on s’y attend. Mais surprise — côté nourriture, les prix sont un peu plus raisonnables qu’à Saint‑Tropez. Une glace sur la plage ? 4,50 €. À Saint‑Tropez ? 8 €, comme si elle était trempée dans l’or. Un plat servi dans les restaurants de la plage ? À Monaco, environ 20 €. À Saint‑Tropez, en dessous de 40 €, le serveur ne te dit même pas bonjour. La magie vient probablement du fait qu’il n’y a pas d’impôts à Monaco, sinon je ne vois pas.

Comme c’était notre première fois à Monaco, nous avons commencé par chercher un parking où laisser la voiture (6 € de l’heure, 11 € pour deux heures — pour donner une idée). À peine sortis de la voiture, George avait déjà décidé de se jeter dans la mer. Il a une obsession pour la mer et la plage : s’il voit de l’eau, c’est fini. Donc la prochaine étape logique pour lui a été de sauter directement dans les vagues. Dit et fait.

La photo a été prise juste à la sortie du parking souterrain. Sur la gauche, au milieu, on voit une petite plage — exactement là où George a eu la brillante idée d’entrer dans l’eau. Nous venions à peine de sortir à la lumière du jour qu’il était déjà en mode « la mer ou rien ». Je reconnais qu’il faisait environ 36–37°C dehors.
Je n’ai même pas eu le temps de réaliser ce qui se passait qu’il était déjà dans l’eau. Et je dois préciser que pour arriver à la plage, il faut descendre un bon nombre de marches, et en bas t’attend une plage pleine de cailloux et de rochers. Mais bon… je râle juste pour le plaisir de râler. 🤪
🤦🏻‍♀️
Anna et moi avons préféré l’option « panorama, pas cailloux » : nous sommes restées en haut pour prendre des photos. Le paysage est absolument superbe.

Après ce petit intermezzo, nous avons décidé de chercher une plage un peu plus normale, où nous ne risquerions pas de nous casser les chevilles sur les pierres et les rochers. C’est ainsi que nous sommes arrivés à la plage du Larvotto, à Monte‑Carlo. Très civilisée, juste un peu petite. Des parkings souterrains partout, et sur la plage, des magasins et des restaurants à volonté.

Voilà ce que ça donne vu d’en haut.
Exemple de prix dans l’un des restaurants de la plage. Ils peuvent sembler élevés à première vue, mais comparés à Saint‑Tropez, je te jure qu’ils sont au moins 50 % moins chers.
Le centre‑ville
Pareil

En revenant dans notre appartement rupestre, vieux et poussiéreux de Saint‑Tropez, j’ai pensé vérifier s’il existait quelque chose d’à peu près abordable à Monaco… au cas où je reviendrais un jour dans le coin. À ma grande surprise, j’ai effectivement trouvé — et à des prix relativement raisonnables. Oui, à Monaco. Moins cher. Qui l’aurait cru…

Un autre endroit de rêve que nous avons découvert hier, en route vers la Suisse — grâce à Anna, qui l’avait vu sur Instagram et TikTok (comme quoi, parfois, ça vaut la peine d’écouter les plus jeunes) — c’est Annecy, à seulement 30 km de la frontière suisse. J’étais tellement fatiguée que je ne voulais même pas sortir de la voiture. J’ai dit à Anna : « Vas‑y, prends des photos et laisse‑moi tranquille. » 😫 Mais elle a insisté pour que je vienne avec elle. … Mon Dieu, quelle beauté de lac et quelle vue splendide dans cette ville, Annecy !

Je pense sincèrement que c’est la plus belle ville que j’aie vue en France jusqu’à présent. Et j’en ai vu des endroits magnifiques, mais ici, je suis restée bouche bée. On dirait une photo sortie tout droit d’un magazine.

Je reviendrais ici sans hésiter en septembre ou en octobre, quand il n’y a plus autant de touristes. Pour m’asseoir au bord du lac et entendre mes propres pensées — pas celles des autres.


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