Au‑delà de Paris : la Vallée de la Loire et le début d’un parcours médiéval

Hier, nous avons laissé derrière nous l’agitation de Paris pour prendre la route de la Vallée de la Loire. George avait préparé cet itinéraire, désireux de nous faire découvrir quelques châteaux médiévaux qui semblent sortis tout droit des contes.

Ainsi, pour le reste du voyage, nous avons loué une voiture — la France, environ trois fois plus vaste que la Roumanie, demande du temps et de l’espace pour être explorée comme il faut.

Nous sommes partis à 10h30, et quitter Paris nous a pris presque quarante minutes à cause du trafic constamment dense. Une fois la zone urbaine dépassée, le paysage change complètement : des villes propres, moins d’agitation et cette atmosphère typiquement française, difficile à décrire, ce je ne sais quoi qui la caractérise.

Notre premier arrêt a eu lieu à Versailles, car nous étions partis de Paris en vitesse, sans eau ni rien à grignoter. Nous y avons découvert une excellente boulangerie, avec une quiche Lorraine (une tarte salée aux œufs et au bacon 🥓) unanimement appréciée par toute la famille — au point que nous comptons bien renouveler l’expérience au fil du voyage. De là, j’ai pris le volant et conduit jusqu’à Orléans, où nous nous sommes arrêtés pour admirer l’imposante cathédrale.

Orléans est une ville étroitement liée à l’histoire de Jeanne d’Arc, et son attraction principale est la cathédrale Sainte‑Croix, une impressionnante construction gothique reconstruite entre les XVIIᵉ et XIXᵉ siècles. Sa façade monumentale et ses vitraux dédiés à Jeanne d’Arc en sont les points forts.

La cathédrale d’Orléans possède une histoire remarquable : initialement construite au Moyen Âge, elle fut gravement endommagée pendant les Guerres de Religion (1562–1598), lorsque de nombreux lieux de culte furent détruits. Elle fut ensuite reconstruite dans le style gothique, exactement tel que nous la voyons aujourd’hui. Elle est étroitement liée à Jeanne d’Arc, qui venait y prier en 1429, lors de la campagne de libération de la ville pendant la guerre de Cent Ans. Après la victoire de 1429, Jeanne d’Arc fut vénérée comme la protectrice d’Orléans, et la cathédrale lui consacra une série de vitraux illustrant les moments clés de sa campagne. Honnêtement, je l’ai trouvée encore plus belle que Notre‑Dame de Paris — peut‑être parce qu’elle est plus lumineuse, plus aérée et bien plus facile à admirer sans les foules de touristes.

Après cette halte historique et instructive 😁, nous avons repris la route en direction de Langeais. Pourquoi Langeais ? Parce que la ville est idéalement située, à distance égale des châteaux médiévaux les plus connus de la région. De plus, nous avons trouvé un hébergement directement dans la cour du château de Langeais.

Je n’arrive pas à trouver les mots pour décrire à quel point il sent bon partout dans cette petite ville…

… le parfum des fleurs de tilleul.

Une fois installés, nous sommes partis à la recherche d’une petite épicerie pour acheter de l’eau et de quoi manger. Mais le charme d’une petite ville de province s’accompagne d’un inconvénient : à 18h, tout ferme. Nous nous sommes donc retrouvés sans provisions jusqu’au lendemain matin. Heureusement, le seul restaurant de la ville était encore ouvert, et nous y avons dîné. La nourriture était excellente, les portions… minuscules et terriblement chères. Mais bon, au moins nous ne nous sommes pas couchés affamés.

Et c’est ainsi que s’est terminée notre paisible soirée à Langeais.


Discover more from "The world is your oyster".

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Leave a comment